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La spécialité de Création est concentrée sur la formation théorique et méthodologique, en plus de l'exploration pratique de toute personne intéressée par la réalisation de films et autres projets audiovisuels artistiques

La spécialité abord principalement des aspects en rapport avec les processus de conception, gestation et matérialisation d'une œuvre, et la recherche de la voix personnelle du cinéaste. Elle fournit une formation théorique du cinéma non standardisée ; ainsi que la participation dans une ambiante de réflexion et de pensée créative riche, ainsi que le développement d'un projet personnel par un système personnalisé de tuteurs, selon les affinités de chaque étudiant et les besoins de son projet. La spécialité confronte ainsi les élèves aux processus de conception (subjectivité), aux méthodologies de travail (systématisation), à l'expérimentation (recherche formelle spécifique) et à la conceptualisation et matérialisation du projet.

Laida Lertxundi
Coordinateur du Département d'Études de Création

Laida Lertxundi est artiste, cinéaste et actuellement professeure d'arts et lettres à l'Art Center College of Design de Pasadena après avoir enseigné à l'Université de California San Diego et au California Institute of the Arts (CarArts) où elle a obtenu un Master en Beaux-arts. Ses œuvres pour la plupart tournées en 16 mm et passent d'espaces intimes de l'intériorité et la portée des grands paysages ouverts, avec l'intention de couvrir une géographie transformée par la subjectivité et l'affect. Son œuvre a été exposée dans des festivals et des galeries du monde entier : ces dernières années seulement au Museum of Modern Art (New York), CICC Tabakalera, Tate Modern (Londres), Bienal de la Habana et Temporary Gallery (Cologne), entre autres, ainsi que dans des biennales de prestige comme L.A. Hammer Biennial (Los Angeles), La Biennale de Lyon et Whitney Biennial (New York).


Votre film : qu'il touche l'âme et le cœur, mais qu'il soit fait comme un travail manuel (Robert Bresson, Notes sur le cinématographe).

“La spécialité de Création conçoit le cinéma comme un art, le documentaire, la fiction, l'art vidéo et l'expérimental comme un continuum. Nous utilisons des formats analogiques en celluloïd et des numériques et sonores pour créer des œuvres qui peuvent exister dans les festivals et dans les installations, des musées ou des galeries et d'autres espaces divers.

Dans ce cours intensif d'un an, les élèves sont directement en contact avec des cinéastes et des artistes actifs, locaux et internationaux et de différentes générations qui, en partant de leur propre œuvre et de leur propre méthodologie développent des propositions pédagogiques concrètes. La priorité de l'équipe d'enseignants est toujours l'œuvre des élèves. Au-delà de la hiérarchie classique de transfert de connaissances de maître à disciple, nous établissons une pédagogie collaborative dans laquelle les professeurs enseignent comme des artistes et pas seulement comme des académiciens”.

 

Laida Lertxundi

Exploration pratique de la réalisation de films et autres projets audiovisuels artistiques

  Module 1 Module 2 Module 3 Module 4 Module 5

Matières obligatoires

Le plan des (trois) archives Histoire de la matérialité du cinéma La pensée du cinéaste : pratiques et théories Le point de vue sonore Esthétiques de la réception

Sujet du module

Méthodes de travail : intériorité /extériorité. États de perception Méthodes de travail : la matérialisation de l’image Méthodes de travail : structures Explorations débordements de l’image Explorations les projections stratégies du désir

Matières principales

Le cinéaste sans caméra Cinéma et peinture. Le cinéma et les autres images Structures narratives contre structures poétiques Construction d’univers sonores Construction / Contrôle du désir et de l’émotion
  La caméra et les choses Hasard contre contrôle : approche de la planification Articulations et explorations du temps Les images du mot Portraits : explorations du visage et du regard
  Rêver le rêve Matérialité des images Le corps et le cinéma des proportions Point de vue et construction visuelle et sonore du paysage L'espace de transfiguration
      Capter : atelier de microphonie expérimentale    
Rencontres, matières optionales et autres events          
Programme
Tabakalera
         

 

Matières communes

  • Le plan des (trois) archives

    Les archives cinématographiques et audiovisuelles sont aujourd’hui un territoire vaste et non limité qui concentre l'attention des professionnels de la recherche, de la conservation et de la création. Ce n'est en aucune manière un espace statique de stockage. C'est un territoire qui, selon l’objectif de quiconque s’y aventure, présente des lectures et des possibilités d’intervention diverses. La matière propose aux élèves d’EQZE de jouer leur rôle (créatif, chercheur, conservateur) comme une manière d'explorer la mémoire cinématographique et audiovisuelle.

  • Histoire de la matérialité du cinéma

    Il existe autant de cinémas que de matérialités (pas seulement optiques, haptiques également) du cinéma. Cette matière est conçue comme une approche du cinématographe en partant de sa matérialité, afin de démêler les progrès technologiques, évidemment, mais également les manières dont la matérialité de l’image a contribué à créer des discours artistiques spécifiques. La matière sera au départ concentrée sur la matérialité (résolution, texture, couleur) du matériau photochimique sensible pour ensuite examiner progressivement d’autres types de supports audiovisuels, magnétiques et numériques.

  • La pensée du cinéaste : pratiques et théories

    Une approche de la théorie de la création élaborée par les cinéastes même avant ou après avoir réalisé leurs films : en tant que projet filmique ou réflexion sur l'œuvre même. Dans tous les cas, la théorie des cinéastes fournit une approche des dilemmes esthétiques fondamentales du media accompagnés d’une lecture de la pensée cinématographique éloignée des méthodologies classiques. La matière envisage dans ce sens également les approches purement intuitives et non réflexives, contraires à la rationalisation de la création.

  • Le point de vue sonore

    Analyse du son dans le cinéma, recherche des connexions avec d’autres manifestations sonores contemporaines comme la musique et l'art, mais également avec la dimension sonore de la vie quotidienne.

  • Esthétiques de la réception

    Penser le cinéma depuis la réception ne signifie pas le voir à partir des résultats d’un film en fonction du nombre d’entrées ou du public ; c'est l’envisager à partir du rôle que la spectatrice ou le spectateur joue dansº l'aboutissement du sens inhérent à tout film. Son rôle actif ou passif, le lieu réservé pour elle ou lui dans le film, les processus d’identification et de distance, la création de surprise et les mécanismes d’émotion et d’empathie sont, tous ensemble, des composants essentiels de la création cinématographique abordés dans cette matière. La matière pose des interrogations sur tous ces domaines puisque, en définitive, penser le cinéma depuis sa réception signifie assumer que tout cinéaste est, avant tout, une spectatrice ou un spectateur actif.

Matières d'itinéraire

  • Le cinéaste sans caméra

    Confrontation et mesure de chaque élève avec le réel. Sans avoir besoin d’utiliser la caméra, la matière se déroule principalement hors de la salle de classe et son objectif est d'activer des mécanismes de vision et d’écoute, d’intégrer des habitudes d’observations et d’interrogation du réel. La matière proposera une série de parcours physiques et de paysages afin de mettre en pratique les outils de dépeçage du réel.

  • La caméra et les choses

    Subjectivité, intuition, observation par la caméra. Tournage individuel d’un film en 16 mm et montage sur caméra. Ce matériel servira au Module 2 pour le travail des deux autres spécialités : développement et manipulation de ces bobines et articulation de conservation de ces films lors d’une séance dans laquelle les élèves de la spécialité correspondante devront jouer le rôle de commissaire.

  • Revêr le son

    Très rarement, pour ne pas dire jamais, nous relions les processus du rêve avec l’écoute. Ceci est probablement dû à une raison biologique simple : Tandis que nous rêvons, même si nous annulons temporairement la vision pour pouvoir nous recréer dans d’autres images virtuelles, l’écoute est toujours en alerte. Toujours prête à pallier le sacrifice que le repos impose à la vision. Par conséquent, même si cela semble étrange, il n'existe pas de rêves sonores. Tout son rêvé est irrémédiablement relié à une image, qu’elle soit abstraite o figurée. Cet événement propose un exercice basé sur l’écoute endormie (esquive, non observée...) dans une espèce de sieste sonore ou, peut-être mieux, un concert-audition en état de mi-sommeil. En définitive toute une nuit longue et détendue, dûment sonorisée par des œuvres d’art radiophonique, où les auditeurs peuvent dormir en écoutant ou écouter en dormant Un cinéma sans lumière, sans parole et sans fauteuil. Les nuances et les différences dépendent de chaque rêveur, nous laissons les commentaires affleurer pendant le petit déjeuner.

  • Laboratoire photochimique

    Cette matière aborde le matériel photochimique pendant son traitement. Il est nécessaire de savoir quels traitements et quelles modifications chimiques subit ce type de matériel pour comprendre ses qualités esthétiques et sa détérioration. Nous réaliserons des traitements de matériel enregistré dans l’école.

  • Point de vue et construction visuelle et sonore du paysage

    La matière aborde de manière spécifique la construction du paysage par le cinéma, en partant de la base que tout paysage surgit de la confrontation avec le non-représentable (la nature excessive, impossible à couvrir). La matière consiste ainsi en un approfondissement, à partir de ce cas concret, de l'articulation du point de vue.

  • Hasard contre contrôle : approche de la planification

    Dichotomie entre contrôle et hasard, comme deux extrémités à partir desquelles il est possible d’ordonner, structurer, chorégraphier et organiser la mise en scène. Pendant toute la semaine nous aborderons des questions en rapport avec la conception de l’image comme exécution d’une idée ou comme recherche d’une image. Il s'agit d'aspects en rapport avec la planification, la composition et la construction d’une séquence et les ressorts d’improvisation.

  • Matérialité des images

    Une réflexion sur les formes des images à partir de leur matérialité même. Dans ce cas concret, nous travaillerons uniquement avec des matériaux cinématographiques (supports photochimiques).

  • Capter : Atelier de microphonie expérimentale

    Cet atelier se veut une initiation à la microphonie expérimentale. Nous montrerons pour ce faire des exemples de techniques et d’enregistrement réalisés en examinant divers phénomènes sonores (ultrasons, infrasons, hydrophones, VLF...) ou traductions d’autres sources traduisibles dans des fréquences sonores (spectre électromagnétique, fréquences de lumière...). Parallèlement, par l’utilisation de matériau à peu de coûts et de techniques de montage basiques, les participants pourront concevoir et construire des prototypes de micros pour capter divers phénomènes sonores et étendre la gamme de sons utilisables dans un but créatif.

  • Portraits : explorations du visage et du regard

    Une exploration du visage et, plus concrètement, du regard dans la construction de l’émotion, dans la fixation de la distance, dans le transfert du désir. Le bref laps de temps d’un regard apparaît de cette manière comme une dernière étape du cours : la profondeur, les larmes, le regard vide, les yeux qui regardent d’autres yeux... Le regard comme point d’arrivée où se concentre tout le cours et, à son tour, le point de départ de nouvelles explorations.

  • Articulations et explorations du temps

    Introduction au concept du temps cinématographiques sous tous ses versants : comme capacité de moulage du temps objectif, mais également à partir de la perception différente du temps par les spectateurs, la manipulation des éléments rythmiques et étapes musicales. L’objectif théorique et pratique de ce bloc consiste en la création d'expériences cinématographiques qui manient toutes les variables structurelles et phénoménologiques en rapport avec le temps.

  • Construction d’univers sonores

    Dans cette matière, nous abordons de manière spécifique le design et la construction d’univers sonores dans toutes ses étapes : création, schémas de travail, rapports avec l’image, gestation de projets à partir du son, mélanges etc.

  • Cinéma et peinture. Le cinéma et les autres images

    Rapport du cinéma avec d’autres types d’images iconiques de la peinture, la BD et le roman graphique.

  • Structures narratives contre structures poétiques

    Immersion dans les structures (narratives, de composition, visuelles, dramaturgiques, musicales) qui organisent une œuvre développée au fil du temps. La matière examine les modèles les plus canoniques de la narration tout en explorant d’autres schémas structurels, plus propres de la poésie, le haiku et l’harmonie musicale. Même si nous considérons traditionnellement que la structure est un outil des scénaristes, la matière étend le concept et le situe au centre du travail des cinéastes, pas en tant que faiseurs d’images, mais de formes.

  • Le corps et le cinéma

    Le corps humain est un élément structurel pour le cinéma, non seulement pour des motifs narratifs et dramaturgiques, mais également par la nomenclature des plans et d’autres indications et ordres de planification. Un plan général ou un premier plan ont ainsi toujours le corps humain comme unité de mesure. La matière part de cette idée du corps comme élément structurel du cinéma, pour entrer dans la possibilité d’un cinéma d'exploration du corps, du point de vue physique et psychologique.

  • Construction / Contrôle du désir et de l’émotion

    L’identification, l’introspection, la projection de l’émotion, la distance et le désir sont des composants qui depuis leurs débuts participent activement à la machine psychologique que représente un film. Que ce soit par l'activation de ces mécanismes de projection ou par leur remise en question, le cinéma a dû résoudre systématiquement les dilemmes de cette deuxième projection : pas celle du projecteur mais celle de la machine de la vision. Cette matière aborde toutes les questions de la double projection du point de vue des spectateurs et de celui de la création.